Biographie
Joseph Cabreux est né à Romorantin (Loir-et-Cher) le 16 décembre 1899 de père inconnu, et porte le nom de sa mère Marie-Louise Cabreux, domestique de profession, née en 1877. Il se marie le 25 juin 1923 à Couddes, avec Alexandrine Augustine née Chesneau. Ils eurent 6 enfants , Jean en 1924, René en 1927, Bernadette en 1931, Hubert en 1936, Bernard en 1938, et Jeanne en 1941.
Joseph exerçant le métier de cultivateur, est membre de l’organisation Libération-Nord avec Julien Nadeau, et participe avec ses fils Jean et René à la réception de parachutages d’armes, de matériel et d’agents. À la suite des parachutages du 31 mars et du 5 avril 1944 effectués à Châteauvieux, Joseph est arrêté avec ses deux fils, Jean et René le 2 mai 1944 à la ferme de Beauvais, proche de Châteauvieux.
Incarcéré à Compiègne (Matricule N°36587), Joseph Cabreux est déporté avec ses deux fils par le transport du 4 juin 1944 pour arriver le 7 juin au camp de Neugamme avant d’être transféré au camp de concentration de Sachenhausen (Matricule N°84197), au nord de Berlin. A une date indéterminée, Joseph et René sont de nouveau dirigés sur Neuengamme.
Dès mars 1945, les SS commencent à évacuer Neuengamme et ses kommandos en direction de la Baltique ; des convois ferroviaires précèdent les marches de la mort où périssent des milliers de victimes. Joseph Cabreux serait mort entre le 12 et le 14 avril 1945 dans le train qui doit le conduire au stalag X-B de Sandbostel, un camp de prisonniers de guerre situé à mi-chemin entre Hambourg et Brême, transformé par les SS en mouroir. Le 20 avril, les SS quittent le camp avec quelques centaines de déportés et en abandonnent quelques milliers sur place. Les survivants sont pris en charge par les prisonniers de guerre français jusqu’à l’arrivée des Britanniques le 29 avril. Malgré les efforts des services sanitaires alliés, il s’avère difficile d’endiguer la mortalité : le typhus et la dysenterie font des ravages. René Cabreux, probablement arrivé dans le même convoi que son père, décède le 20 juin 1945.
Son fils René incarcéré dans le même camp, décède huit jours après lui, le 20 juin 1945.
Son fils ainé Jean transféré le 4 février 1945, arrive à Buchenwald le 6 février, et y décède le 23 février 1945.
Le 15 juin 1952, Joseph est nommé Adjudant à titre posthume avec attribution de la croix de guerre.
Bibliographie
SOURCE :
La Résistance en Loir-et-Cher, Lucien Jardel et Raymond Casas, Pages : 51, 156
La Sologne au temps de l’héroïsme et de la trahison, Paul Guillaume (abbé), Page : 4
My Heritage
Archives arolsen
http://www.plan-sussex-1944.net/francais/pdf/infiltrations_en_france.pdf
Archives F.N.D.I.R.P. 41
Documents