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Le S.T.O.

Parution au Journal Officiel de l’Etat français du 17 février 1943 de la loi « portant institution du service du travail obligatoire« 

Cliquer sur l’image pour consulter le décret.

Dans la presse de février 1943

Les titres de l’annonce du S.T.O. dans la presse pétainiste.
Le Matin du 16 février 1943 et La Croix du 17 février 1943

Cliquer sur les images pour télécharger le numéro du quotidien

Citations

Pétain le 4 avril 1943

Manifestez dans vos gestes, dans vos paroles, par la qualité de votre travail, par votre esprit d’initiative et d’invention, le génie de votre race. (…) Faites que je sois fier de vous

Lettre de Sauckel à Rosenberg

Tous ces hommes doivent être nourris, logés et traités de telle manière qu’ on les exploite au maximum avec un minimum de frais

Documents contre le S.T.O.

Ne pas obéir, c’est participer au sabotage de la machine de guerre allemande.
La propagande vichyste ne s’y trompe pas et lance des campagnes d’affichages. 

La lutte contre le S.T.O. dans le Loir-et-Cher

Dans leur livre La Résistance en Loir-et-Cher, Lucien Jardel et Raymond Casas écrivent :

Une des formes les plus simples du sabotage de la machine de guerre allemande fut, tout d’abord, le refus d’obéir.
Lorsque fut créé le Service du Travail Obligatoire en Allemagne (S.T.O.), alimenté par la propagande mensongère de la « Relève » des prisonniers, le Loir-et-Cher se distingua dans son opposition à la déportation camouflée de la main d’oeuvre.
Le nombre de volontaires fut infime, un vaste mouvement de solidarité envers les « Réfractaires » au Travail Obligatoire s’organisa dans nos campagnes. L’échec des propagandistes nazis fut si cuisant qu’il mérita une mention spéciale au micro de la B.B.C., dans l’émission de la France Combattante du 14 octobre 1943. Le département du Loir-et-Cher venait en tête de la Résistance au S.T.O. avec moins de 4 % de départs effectifs en Allemagne.
Dans les usines et les ateliers, les syndicats clandestins agissaient de façon efficace, organisant le départ à la campagne de centaines de travailleurs, désignés pour le S.T.O., qui se transformaient en autant d’ouvriers agricoles plus ou moins clandestins.
Les « Réfractaires » pullulaient dans nos campagnes formant une véritable armée. La Résistance Active utilisera bientôt cette réserve inespérée pour former les premiers maquis.

STO

Lire et écouter

Un dossier de la Fondation de la Résistance de mars 2019.

Cliquer sur l’image ci-contre pour consulter le dossier.

La thèse de Raphaël Spina. La France et les Français devant le service du travail obligatoire (1942-1945). >>

 

L’émission du 4 janvier 2008 de 2000 ans d’Histoire : le STO.

Le S.T.O. « J’ai le désir que les Français, aussi nombreux que possible, prennent dans vos usines la place de ceux qui partent sur le front de l’Est. » Lettre de Pierre Laval au ministre allemand des Affaires étrangères le 12 mai 1942
De toutes les formes de la collaboration pendant la guerre, le Service du Travail Obligatoire (le S.T.O.) fut sans doute celle dont Hitler avait le plus besoin. Pour remplacer les travailleurs allemands mobilisés dans son armée, il lui fallait recruter de la main d’œuvre dans tous les territoires occupés par le III° Reich. Au début c’était des volontaires. Mais au fur et à mesure que la guerre se prolongeait, les besoins de l’Allemagne étaient tels qu’en juin 1942, le responsable allemand du recrutement de la main d’œuvre dans les territoires occupés, Fritz Sauckel, demandait au chef du gouvernement français, Pierre Laval, l’envoi en Allemagne de 250.000 travailleurs qui seraient échangés contre des prisonniers de guerre français. C’est ce qu’on a appelé la relève. La première étape de ce qui allait devenir plus tard le S.T.O.

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