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Marius Caillard

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Biographie

Né le 22 mai 1897 à Binas dans une famille d’artisans, Marius Albert Caillard effectue sa scolarité à l’école primaire de son village natal, puis poursuit ses études à l’E.P.S. d’Onzain. Élève brillant, il intègre l’École Normale de Blois (promotion 1913-1915). La guerre interrompt son parcours : mobilisé le 6 janvier 1916, il suit les cours d’élève aspirant et part au front en mars 1917. Son courage et son esprit de sacrifice lui valent une première citation à l’ordre du 276e Régiment d’Infanterie, puis une seconde à l’ordre de la division quelques mois plus tard.

Nommé sous-lieutenant, il reçoit une troisième citation à l’ordre de la division pour son courage exceptionnel :

« Officier d’un courage et d’un sang-froid remarquables. Le 19 août 1918, chargé d’éclairer la marche de sa compagnie, a donné à ses hommes un bel exemple de crânerie en marchant avec la patrouille de tête malgré les rafales de mitrailleuses ennemies. Déjà cité deux fois. »

Quelques semaines avant l’armistice, il est grièvement blessé près de Saint-Quentin, une blessure qui le laissera infirme. Il reçoit alors une quatrième citation à l’ordre de la division et est fait Chevalier de la Légion d’Honneur :

« Officier de grande valeur qui s’est toujours imposé à ses hommes par sa bravoure et son courage. Le 15 octobre, son commandant de compagnie étant blessé, a réorganisé rapidement sa compagnie qu’il a portée à l’attaque des retranchements ennemis quelques instants après. A été grièvement blessé au moment où sa compagnie atteignait l’objectif qui lui était assigné. »

Après sa guérison, il se marie à Blois avec Madeleine Constance Marguerite Guillet le 11 septembre 1919, etoccupe son premier poste d’instituteur adjoint à Pruniers de 1919 à 1923, puis il est nommé à Neuvy où il fera toute sa carrière. Son engagement pour l’école laïque et l’organisation syndicale des instituteurs le fait rapidement connaître de ses collègues, qui le choisissent comme conseiller syndical.

Malgré sa réforme, il est mobilisé à Orléans du 26 août au 25 décembre 1939. De retour à sa classe, il ne supporte pas l’occupation allemande et rejoint la Résistance. En mars 1943, il intègre le réseau « Propser » et participe aux parachutages dans la région de Chambord.

À la suite de la nuit tragique du 13 juin 1943 à Neuvy, Marius est arrêté par la Gestapo le 15 juillet 1943, et emprisonné à Orléans, puis à Fresnes, avant d’être déporté le 9 novembre 1943 au camp de Sarrebruck Neue Bremm, puis le 21 novembre 1943 au camp de de Mauthausen en Autriche ou il reçoit le matricule 39937 sous le sigle Nuit et Brouillard. (NN). Il décède le 12 juillet 1944 au commando de Harthem. La Médaille de la Résistance lui a été décernée à titre posthume par le Gouvernement provisoire de la République.

 

Bibliographie

Sources :

Livre d’or de l’enseignement public de Loir-et-Cher.

https://monument-mauthausen.org/presentation-de-l-association.htmler.

– La Sologne au temps de l’héroïsme et de la trahison, Paul Guillaume (abbé), Pages : 102, 103

– La Résistance en Loir-et-Cher, Lucien Jardel et Raymond Casas, Page 376.

Documents

Extrait du livre d'or de l'enseignement public du Loir-et-Cher.