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Pierre PERRY

Pierre Perry_Portrait

Biographie

Né le 7 décembre 1925, Pierre Perry grandit dans une famille catholique attachée aux valeurs de solidarité et de générosité. Pierre est le second d’une fratrie de 5 enfants. Il fait ses études à l’école Notre-Dame-des-Aydes à Blois dont il fut l’élève pendant 12ans. Dès l’âge de 7ans, il s’engage dans les scouts de France. À partir de 1942, Il se consacre dans des actions d’entraide, notamment au sein d’associations venant en aide aux prisonniers cherchant à rejoindre la zone libre. Son rêve était de gagner l’Angleterre pour poursuivre la lutte contre l’occupant nazi.

En mars 1943, Pierre fait la connaissance de Robert Auger, qui reconnaît rapidement sa valeur et l’intègre comme son second dans les activités de Résistance, malgré son jeune âge. Il mène de front ses études, sa vie avec sa famille et ses actions clandestines comme la fabrication de fausses cartes d’identité. Il devient secrétaire de la Jeunesse Tourangelle, où il camoufle des activités scoutes interdites. Sentant peser sur lui une suspicion dangereuse il s’enfuit et  rejoint le clan des illégaux.

Le lundi 13 mars 1944, à 7 heures du matin, Pierre échappe à la Gestapo venu l’arrêter à son domicile. Il se réfugie chez Eric de Sparre. Ensuite, par sécurité, le Front National l’affectera à la région du Cher où il obéira tout d’abord aux ordres du docteur Fernand, chef F.T.P.F. Rapidement remarqué pour ses qualités multiples, Marcel Cherrier, lui donnera le commandement départemental des services de renseignements avec le grade de lieutenant F.T.P.F., sous le pseudonyme de « Dominique ».

Lors d’une rafle à Bourges, le lendemain du débarquement allié en Normandie, Pierre Perry est arrêté le 7 juin 1944 avec son camarade Louis Pernier (Fusillé). Conduit dans une caserne d’où il s’évade Pierre est repris et torturé par les miliciens Picot et Paoli.

Son corps jeté dans la rivière est retrouvé 9 jours plus tard dans l’Yèvre, enfermé dans un sac portant l’aigle hitlérien. Son identification ne fut possible que grâce à la détermination de ses amis, son visage méconnaissable étant défiguré à coups de couteaux.

Pierre Perry incarne le courage, l’altruisme et la résistance face à l’oppression. Son histoire est marquée par le sacrifice et la fidélité à ses idéaux. Son regard droit et assuré, évoqué par ceux qui l’ont connu, symbolise la force tranquille de ceux qui ont choisi de dire non à l’injustice.

Lucien Jardel, responsable du Front National et vice-président du comité de la libération, dira : « Je n’oublierai pas le petit Pierre Perry qui nous apportait ses connaissances sur un certain milieu blésois et l’enthousiasme de ses dix-huit ans ».

Il a été reconnu Mort pour la France, dossier AC 21 P 129707.

JO du 12 novembre 1947 et du 24 février 1948, au grade de Lieutenant.

Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume, Croix de Guerre, Médaille de la Résistance.

Son nom figure sur le monument aux morts de la ville de Blois.

Une rue porte son nom à Blois.

Sources :

Témoignage de la mère de Pierre Perry, madame Sabine Perry.

-Témoignage de Marie-louise Lemire.

Bibliographie

-La Résistance en Loir-et-Cher, Lucien Jardel et Raymond Casas, pages : 128, 129.

Documents

Photographie, fonds Raymond Casas - 1964