Biographie
Georges Marcel Bühler est né le 6 novembre 1893 à Blois et décédé le 22 novembre 1980 dans la même ville. Fils de Théophile Bühler né en 1843, un cordonnier protestant originaire de Berne en Suisse, et de Octavie Fleury née le 21 mars 1851 à Amboise, Marcel est entouré de deux frères (Théophile Albert et Octave Marcel) et d’une sœur (Louisa Berthe). Il grandi dans un environnement marqué par la rigueur et le respect des valeurs familiales. Georges est élève en internat à l’école primaire supérieure et professionnelle de Saint-Aignan.
Engagé comme zouave lors de la Première Guerre mondiale, il termine le conflit comme sous-lieutenant à l’état-major du général Mangin, après avoir été blessé le 13 avril 1918. Profondément marqué par la guerre, il fonde l’association « Ceux de Verdun » pour perpétuer la mémoire des combattants et dénoncer l’horreur des conflits.
Le 15 mars 1919, il épouse à Blois Elvire Peschard née le 4 mai 1892 à Lussay (Loir-et-Cher), également institutrice, avec qui il partage la passion de la belle écriture et de la langue française (plume sergent Major & flacon d’encre). Ensemble, ils ont deux fils : l’ainé Maurice, né le 21/03/1920 a fait l’école coloniale (formation des préfets) puis un doctorat en droit avec un passage par “Langue O”. Il meurt dans le convoi du 02/07/1944, asphyxié en gare de Reims. Le second, Georges, né le 20/06/1921 a fait l’école de travaux publics. Il est diplômé ingénieur des travaux publics (TP44) en 1944.
Remobilisé en 1939 comme capitaine, Georges Marcel Bühler commande la ville de Blois avant de s’engager dans la Résistance au sein du réseau Prosper Adolphe. I participe à des parachutages dont celui du 13 Juin 1943 à Neuvy. Arrêté le 16/08/1943, il est déporté le 17 janvier 1944 et arrive au camp de concentration de Buchenwald le 19 janvier et intègre le camp de Flossenbürg le 24 février 1944 ou il reçoit le N° de matricule 40782. Libéré le 25 avril 1945, il revient profondément marqué par l’expérience concentrationnaire, dont il parle peu, tant l’horreur est indicible. Son épouse ne le reconnait pas sur le quai de la gare de Blois à son arrivée le 9 mai 1945. Les jours de neige à Blois, ses volets restaient fermés, cela lui rappelait la déportation.
Après la guerre, Marcel Bühler poursuit son engagement au service de la collectivité, et devient maire de Blois de 1959 à 1965. Durant son mandat, il accueille le général de Gaulle lors de la première visite officielle d’un président de la République à Blois et lance le projet de la ZUP (Zone à Urbaniser en Priorité), marquant durablement le développement urbain de la ville. En juin 1963, Marcel Bühler scelle le jumelage des villes de Lewes (Angleterre) et de Waldshut (Allemagne).
Décoré de Commandeur de la Légion d’Honneur, Marcel Bühler incarne la mémoire vivante des grandes épreuves du XXéme siècle et le dévouement au service de la République et de la mémoire collective.
Une école élémentaire porte son nom à Blois-Vienne.
Sources :
– Archives familiale Bühler.
-La Résistance en Loir-et-Cher, Lucien Jardel et Raymond Casas, Page : 167.
-Archives arolsen
-Mémorial des déportés de France. Tome 2
-Service historique de la défense, Vincennes – GR 16 P 96578
-Service historique de la défense, Vincennes – SHD / GR 28 P 11 15
Bibliographie
-La Résistance en Loir-et-Cher, Lucien Jardel et Raymond Casas
-Guerre dans les ténèbres, Patrick Marnham (Extraits relatifs à Marcel Bühler).
Documents



