L’histoire du camp de concentration de Mauthausen est marquée par des atrocités inimaginables commises par le régime nazi. Situé près de Linz, en Autriche, ce camp, construit dès 1938, était destiné à l’extermination systématique des opposants politiques, des antifascistes et des populations asservies. Les déportés y étaient soumis à des conditions inhumaines : faim, froid, travail forcé, tortures et exécutions. Près de 200 000 hommes et femmes ont été emprisonnés à Mauthausen, et des dizaines de milliers ont péri, souvent sans être enregistrés. La documentation récupérée (Totenbücher), ne mentionne que 122167 morts ainsi enregistrés : 32180 Soviétiques, 30203 Polonais, 12923 Hongrois, 12890 Yougoslaves, 8203 Français, 6502 Espagnols, 5750 Italiens, 4473 Tchécoslovaques, 3700 Grecs, 1500 Allemands, 742 Belges, 235 Autrichiens, 77 Hollandais, 34 Américains, 19 Luxembourgeois, 17 Britanniques, 3319 non-identifiés. Le camp était entouré de structures oppressantes, comme l’escalier de la carrière, où les déportés devaient porter de lourdes pierres, souvent jusqu’à l’épuisement et la mort. Les nazis ont également utilisé des méthodes d’extermination brutales, notamment les chambres à gaz, les exécutions et les expériences médicales. Des sous-camps comme Gusen, Ebensee et Melk ont également été des lieux de souffrance et de mort.
Mauthausen fut le dernier camp libéré, le 5 mai 1945, par les forces américaines. À la libération, les survivants étaient dans un état squelettique, et de nombreux déportés sont morts d’épuisement avant de pouvoir retrouver leur liberté. Ce camp reste un symbole des horreurs du nazisme et un appel à ne jamais oublier les victimes de cette tragédie.