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Georges Théves

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Biographie

Georges Louis Théves est né le 27 décembre 1921 à Faverolles-sur-Cher dans le Loir-et-Cher. Issu d’une famille de cultivateurs engagée dans la Résistance, il grandit dans un environnement marqué par l’opposition à l’occupation nazie. En 1943, alors qu’il n’est pas encore communiste, sa famille accueille un jeune militant recherché par la Gestapo. Avec ce dernier, Georges reçoit la mission de saboter le pont de chemin de fer de Villedômer. Malheureusement, ils sont dénoncés et attendus sur place. Lors de la fusillade qui s’ensuit, Georges est blessé, puis arrêté avec son camarade. Son père Louis Alexandre est arrêté le lendemain.

Après quatre mois passés à la prison de Tours ou ils côtoient Marcel Bozon, Georges et son père sont transférés dans une école désaffectée, où ils organisent une tentative d’évasion collective. Onze des vingt-cinq détenus parviennent à s’échapper, mais Georges reste avec son père, le plus âgé. Considérés comme complices, ils sont ensuite déportés par le convoi du 22 janvier 1944 vers Buchenwald à partir de Compiègne,  transportés dans un wagon plombé et surpeuplé.

À Buchenwald, Georges reçoit le matricule 42411. Il découvre la brutalité extrême du camp : l’arrivée violente sous la neige, la quarantaine au « petit camp » avec les corvées de moellons, la perte de tous ses biens, la tonte et la désinfection. Les déportés sont ensuite répartis selon leur âge, leur état de santé ou l’humeur des SS, parfois envoyés directement à la mort ou dans des commandos de travail d’où peu reviennent. Son père Louis est transféré dans un commando du Camp de Sachsenhausen ou il décède le 25 février1945 à l’âge de 49 ans.

Malgré la terreur, Georges participe à la solidarité entre déportés, en particulier parmi les prisonniers politiques, et, à la volonté de résister pour préserver la dignité humaine. Il participe à l’organisation clandestine de la Résistance à l’intérieur du camp, avec la prudence face aux infiltrations des SS et la nécessité de maintenir le moral.

Dès le 8 avril 1945, Georges fait parti d’un déplacement collectif massif d’environ 5000 déportés, et reste l’un des 300 survivants le 8 mai 1945.

Après la guerre, Georges Théves se marie le 21 octobre 1947 à Mont-Près-Chambord avec Paulette Brinas. Il décède le 9 mai 2009 à Blois, à l’âge de 87 ans.

Georges avec son épouse Paulette, témoignent durant toute leur vie pour l’hommage à la Résistance, à la solidarité et à la lutte pour la liberté et le respect de la personne humaine.

Bibliographie

Sources :

-Archives Arolsen

– La Résistance en Loir-et-Cher, Lucien Jardel et Raymond Casas, Page 170.

Livre mémorial des déportés de France – Tome 2 . 1939-1945

– Le travailleur” (journal de la fédération de Loir-et-Cher du parti communiste) N° 168 paru le 10 Janvier 1985.

 

Documents

Archives arolsen