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Yves Chevalier de Lauzières

Portrait_résistant-anonyme

Biographie

Yves Marie Charles Georges Chevalier est né le 31 janvier 1921 au 81 rue de Lille à Paris 7éme, du mariage d’André « Henri » Marie Chevalier (1890-1957), alors Capitaine à l’État-Major du groupe de subdivisions de Beauvais, et de Antoinette Jeanne Alida Marie MONCHICOURT (1896-1985), domiciliés 12 avenue Victor Hugo à Beauvais. Il est le deuxième d’une fratrie de quatre enfants : Madeleine (1919-2011), Yves (1921-2003), Alain (1925-1977) et Bertrand (1937-2009).

Yves Chevalier prend le nom de « Chevalier de Lauzières» en 1922. Son père, Henri Chevalier a été autorisé à ajouter « de Lauzières» à son patronyme par décret présidentiel du 5 juin 1923 homologué par le jugement du tribunal civil de la Seine en date du 1er octobre 1924.

Engagé volontaire en 1939, à 18 ans, Yves Chevalier est démobilisé après la défaite de 1940.

Il fait le choix de la résistance et intègre les réseaux « Action P » et « Marco Polo «.

Après juillet 1943, il devient agent de liaison auprès du Commandant Pierre Dejussieu du mouvement Combat, nommé chef de l’Armée Secrète pour la Zone Sud après l’arrestation du Général Charles Delestraint.

Sa mère Antoinette vit à Saint-Gervais-La-Forêt (Loir-et-Cher) avec ses trois enfants : Madeleine, Alain et Bertrand.

Yves Chevalier, officiellement employé d’assurances, domicilié 20 avenue Hoche dans le 17émeArrondissement, est arrêté à Paris le 22 mars 1944, puis incarcéré à Fresnes jusqu’au 9 juin avant d’être dirigé vers le camp de Compiègne-Royallieu où il enregistré sous le matricule 72686.

Le 18 juin 1944, Yves Chevalier est déporté à Dachau où il arrive le 20 juin. Le convoi compte 2139 hommes. Yves v devient le matricule 72686 ; il est affecté à l’usine BMW du kommando d’Allach comme un tiers des déportés du convoi.

Libéré à Allach le 30 avril 1945, Yves est rapatrié par train sanitaire fin mai 1945.

Le 7 octobre 1946, à La Madeleine-les-Lille (Nord), le lieutenant Yves Chevalier de Lauzières épouse Françoise Madeleine Marie Geneviève Tourret (1920-2000). Le témoin du marié est le Général Pierre Dejussieu-Pontcarral. Le couple a deux filles : Anne et Chantal.

Yves reprend sa carrière militaire dans les services du renseignement. Envoyé en Indochine après la défaite de Dien Bien Phu, le Capitaine Chevalier sert ensuite en Allemagne puis en Algérie jusqu’en 1961.

Commandant en second du 2e Régiment de Hussards à Orléans (1965-1967), Commandant du 18e Régiment de Dragons à Mourmelon (1969-1971),

Délégué Militaire Départemental des Hauts-de-Seine (Site de Suresnes, Saint-Germain-en-Laye).

Promu en 1981 à la direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD), il quitte le service en 1984 avec le grade de général de brigade.

Entre 1979 et 1982, il collabore à la rédaction de l’ouvrage « Allach, kommando de Dachau ». Il préside l’Association Nationale des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire de 1984 à 1991.

Yves Chevalier de Lauzières décède le 31 juillet 2003 à Paris.

Yves Chevalier de Lauzières à les distinctions de Commandeur de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre 1939-1945, Croix de la valeur militaire et la Médaille de la Résistance.

Bibliographie

Sources :

  • Livre Mémorial des déportés de France, Tome II (I.229), Editions Tirésias, 2004
  • Mémoire des Hommes (AC 21 P 726970) – Base des déportés résistants
  • Mémoire des Hommes (GR 16 P 127632) – Homologation pour faits de résistance
  • Wikipedia – Biographie d’Yves Chevalier de Lauzières.
  • Henri LAFFITTE, Yves de LAUZIERES, Boris SERBAN – Allach, kommando de Dachau, 1982
  • Francis DELLA MONTA, Mémorial annuaire des Français de Dachau, 1987
  • Geneanet – Arbres de Christophe Charoy et Sonia Thomas.
  • Archives de Paris – Etat-Civil
  • https://croixdeguerre-valeurmilitaire.fr
  • https://www.ordredelaliberation.fr
  • La Résistance en Loir-et-Cher, Lucien Jardel et Raymond Casas, Page 36.
  • Archives Arolsen.

Documents