Biographie
Fernand (Gaston) Besnard est né le 14 avril 1901 à Mont-près-Chambord (Loir-et-Cher), au sein d’une famille paysanne. Fils d’Eugénie Leclerc et de Georges Besnard, il grandit dans un environnement rural et exerce le métier de vigneron sur un hectare de terre. Il est célibataire.
Dès 1923, sous l’influence de Émile Brinas (pseudonyme : Tito), il adhère au Parti communiste. Impliqué dans la vie locale : il s’occupe d’assurances agricoles, ce qui lui confère une certaine influence dans la région. En 1931, avec son camarade Léon Sausse, il fonde la cave coopérative de Mont-près-Chambord, qui perdure encore en 2026.
Militant actif, il devient secrétaire de la cellule communiste de Mont-près-Chambord et anime plusieurs organisations locales. Durant le Front populaire, il s’engage dans le mouvement Amsterdam-Pleyel et contribue à la création de nombreux comités antifascistes dans le département. Il est également membre des « Amis de l’URSS », de « Paix et Liberté » et du « Secours rouge international ».
En octobre 1937, il se présente aux élections cantonales dans le canton d’Ouzouer-le-Marché et obtient 258 voix, soit 17 % des suffrages exprimés.
Mobilisé en 1939, il est affecté au Dépôt du Train auto à Dijon. En décembre 1940 Gaston Fernand est membre de la direction régionale FTPF, et entreprend d’éduquer les jeunes sur la base des œuvres classiques du marxisme.
Le 22 juin 1941, lors d’une importante rafle menée par la police française et allemande contre les militants communistes, il est arrêté à son domicile. Interné à la Maison d’arrêt de Blois, puis transféré au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), il reçoit le matricule 1031.
Le 6 juillet 1942, Gaston Fernand est déporté à Auschwitz (matricule N° 45236), ou il décède le 8 août 1942.
Une stèle est au cimetière de Mont-Prés-Chambord et son nom est inscrit sur la plaque souvenirs des déportés et fusillés.
Bibliographie
- Maitron : SOURCES : Arch. Dép. Loir-et-Cher, série M, élections. — Arch. FNIRP. — Bulletins des comités antifascistes du Loir-et-Cher. — Témoignages de Paulette Brinas épouse Thèves, Léon Sausse et Georges Larcade.
- La Résistance en Loir-et-Cher, Lucien Jardel et Raymond Casas, Pages : 53, 123.
Documents