2017

Voyage à Auschwitz

Le voyage

Cette année encore, ce sont 94 collégiens et lycéens de 11 établissements scolaires qui ont participé au concours national de la résistance et de la déportation.

Comme tous les ans, depuis 1961, le concours de la Résistance et de la Déportation a réuni de nombreux participants. Les lauréats du Loir-et-Cher ont été récompensés le dimanche 8 mai dernier, dans la Halle aux grains, après les cérémonies officielles au monument aux morts.

C’est à deux, et même à quatre voix que la présentation a eu lieu. Louison Delvert , remplaçant de la directrice d’académie, a présenté le concours, qui participe au devoir de mémoire et dont le thème était cette année : Résister par l’art et la littérature. Comme tous les ans, les élèves de troisième et de lycée pouvaient participer soit en candidat individuel, avec un devoir à partir de documents, soit en groupe, en utilisant tous les supports. Le directeur de Canope a insisté sur la qualité des copies rendues et a remercié tous les partenaires de l’opération, en particulier le musée et les amis du musée de la Résistance et de la Déportation.

En intermède, Pierre-Alban Thomas, ancien résistant, félicita les lauréats, et salua tous les participants pour leur implication dans ce devoir de mémoire.

Produire des actions de mémoire

C’est ensuite Franck Prêtre, président des Amis du musée de la Résistance, qui a pris la parole, en s’adressant à tous ces jeunes, qui veulent être des acteurs de leur avenir. En reprenant cette citation de René Char « nous devons rester inventif devant notre présent », il a indiqué que l’association des amis du musée de la résistance doit renforcer, innover,  produire des actions de mémoire pour favoriser le vivre ensemble. Il faut permettre aux jeunes de grandir dans le bien, dans une laïcité issue des idées du conseil de la résistance. Il faut donc favoriser des actions de mémoire, pour donner à chacun le droit de grandir et d’être égaux en droit.

De nombreuses récompenses pour des passeurs de mémoire

En participant à ce concours, mais aussi à d’autres manifestations, les jeunes deviennent des passeurs de mémoire. Il s’agit d’un engagement collectif et citoyen à prolonger le passé, ainsi qu’un questionnement intergénérationnel sur l’avenir. C’est pourquoi les jeunes sont invités à découvrir le musée de la résistance le vendredi 27 mai, avec deux anciens résistants, Michel Duru et Pierre-Alban Thomas. Il y aura également un voyage-récompense le samedi 27 août autour de la mémoire et de lieux emblématiques comme Maillé ou Souesmes.

Insistant sur la qualité des travaux produits, ce sont ensuite Jean-Marie Beyer et Jean-Marie Génard, membres du jury du concours lycée, et Franck Prêtre pour le collège, qui ont fait l’appel des lauréats auxquels furent remis des ouvrages.

Le temps des hommages

Après la remise des prix, Marc Gricourt a rappelé les conditions de la fin de la guerre, avec le 8 ami qui est un symbole d’espoir. D’ailleurs en parallèle du concours, la ville de Blois propose un parcours pour la paix dans la ville, suivi par dix classes des écoles primaires de la ville. L’intérêt mémoriel y est d’autant plus important que trois maires sont morts pendant la guerre. Il faut donc lutter contre les fléaux qui menacent la mémoire, et ce concours permet d’impliquer les jeunes pour qu’ils deviennent le flambeau de la mémoire. Il faut également entretenir l’héritage d’une Europe pacifiée, car la paix et la liberté sont des valeurs fondamentales et fragiles. Il faut aussi transmettre la mémoire, car les témoins disparaissent les uns après les autres, et il est donc important de leur rendre hommage.

Enfin, Yves Lebreton, préfet du Loir-et-Cher et lui-même lauréat du concours, a rappelé aux jeunes leur rôle de passeurs de mémoire. Après une petite leçon d’histoire, il a mis l’accent sur deux événements majeurs de la seconde guerre mondiale, que sont Auschwitz et Hiroshima, deux machines à tuer. La première s’exerça par l’économie des camps de la mort, la seconde par les destructions terribles liées à des progrès technologiques. C’est pourquoi il est si important de s’intéresser à la culture et à l’art pour développer les consciences.

Emmanuelle VIORA

Les photos